La colline

Je marche sans but, sans vraiment avoir plus qu'une vague idée de destination. Je marche sur la colline derrière chez moi, au milieu de la garrigue. Je dérape sur les cailloux qui affleurent partout. Il fait bon. Il y a suffisamment de soleil pour contrebalancer les effets du vent. Je marche et j'ouvre l’œil. Je suis parti sans rien, juste l'appareil photo. Le soleil est haut, trop loin de l'heure dorée, chérie des photographes, mais on ne sait jamais. A l'ombre d'un arbre ou à l'abri d'une pierre je trouverais bien une fleur, une branche, ou une mare qui reflétera une autre lumière, un autre point de vue. Quelque chose qui accroche l’œil et qui ferait une belle image. Voilà une petite année que je m'y suis mis et je dois me rendre à l'évidence : j'aime la photo. Je n'y comprend toujours pas grand chose. Le triangle d'exposition reste parois mystérieux et je ressens toujours une certaine frustration devant certains effets obtenus par ceux qui savent comment jouer sur la balance des blancs ou la durée d'exposition. Mais je m'en fous ! J'aime ça. J'aime quand ce que mon œil voit devient une image capturée et qu'en sortie du logiciel de traitement le résultat ressemble à ce que j'avais rangé dans ma tête. Le plaisir, je crois, vient de là. A chaque fois que je pars en balade et que je ramène quelques images, j'apprends quelque chose. Soit au moment de faire la photo, soit pendant que je la "développe" sur l'ordinateur, soit, même parfois, quand je l'imprime. Le champ est tellement vaste ! Et pourtant, à la fin tout ne se résume qu'à l’œil qui voit et au capteur qui capture.

Du coup, je crapahute sur la colline et je cherche...

Fleur bleueFleur jaune

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